Cher Florian,

Je te remercie pour ton discours hier soir sur France 3 Pau, il fut un vrai bol d'air pour moi et les miens.
J'avais sans doute oublié combien ton regard gracile savait persuader les foules, au delà du temps et des distances.
Demain, j'irais donc assommer 27 hérissons comme le veut la nouvelle loi.

Fait moins marquant, mais plus grave, de notre actualité régionale, les convoyeurs de bananes sont de plus en plus attaqués par des groupuscules de porcs. En fait, je trouve que " groupuscules de porcs " est vraiment une très jolie expression. A vrai dire, quand je la dis à haute voix, j'éprouve le besoin irrépressible et audacieux de me masturber avec un cornet de glace en gaufrette de mamie.

Tout à l'heure, quand tu seras de nouveaux sur les planches de l'Olympia, j'aimerais que tu penses à nous. A nous et à tous ceux qui ne peuvent pas s'offrir de sous-vêtements à cause de la mort et de la gabelle.  L'autre jour, par exemple, j'allais enfourcher Banjo, mon fidèle poney des montagnes, lorsque soudain mon pantalon à ouverture souple s'est décousu. Si j'avais porté un slip, je serais toujours un homme aujourd'hui.

A l'avenir, je mettrais des slips.
En bronze.

Amicalement,

Nicolas.