cle_20_edgarriceburroughs1913retour1938Mon cher Jean-Luc;

Depuis cette nuit d'automne du mois d'aout, je n'ai cessé de penser à toi. J'ai peint ton nom sur des cadavres d'enfants avec de la cire chaude, j'ai parcouru la Belgique, j'ai sodomisé tant de prêtres, et ton souvenir est toujours aussi fort.

Quel charme m'auras-tu lancé ce jour-là?
Tu disais m'aimer, et moi, je t'ai cru. Tu disais Mémé, et elle, elle était cuite.
Tu désossais mes mets, et nous, nous étions tartares.

Tu m'as fait l'enfourchement cosaque, la lance d'incendie fureteuse, la feuille de rose du facteur, le bigoudi farceur, le saut de l'ange sans filet, la bibliothèque du diable, l'oeil d'airain et bien d'autres choses encore.

Et tu voudrais que je t'oubliasse? Que je te croivasse quand tu disasses allasser dans un autre pays, connasse?
Tu n'as pas bien lu dans mes oiseaux. Tu n'as pas payé tes impôts.
Miel de bois dru et corne de fouttre, je ne me laisserais pas faire. Non, plus jamais.
La Kommandantür peut toujours lancer ses troupes de soldats-aspirateurs de jus zombies. Je n'ai pas peur.
Je franchirais les fromages, j'adopterais de nouvelles lois sur le carton, j'imaginerais des matières précieuses qui n'existent pas encore et qui du coup le sont encore plus, je construirais des chiens, j'oublierais mon passé.

Je te tartinerais, Tartecreuse je suis, tarte-moi le vît.Détartre-moi l'envie. AVEC D'LA CONFITUUUUHUUREUH

C'est pourquoi, mon cher Jean-Luc, je te quitte.
Tu passeras chercher ta brosse à dents assez vite, sinon, je nettoie ce que tu sais avec.


Adieu.