rose

Jardin, jardin, jardin. Ne rentrez pas dans mon jardin, jardin, jardin. Il y a des loups et des hauts-bois, des gens qui jouent sur des accords majeurs et des mineurs chiliens.


Jardin, jardin, jardin. Ne rentrez pas dans mon jardin, jardin, jardin. Il y a des loulous et Jean Dujardin boit l'eau sur le corps d'une mineur.

-Je suis majeur, dit la mineur

-C'est faux, répond un mineur.

-Si c'est faux, ce n'est ni mineur ni majeur, rajoute Jean.

-Oui.

 

Ainsi va la vie, et ainsi vont les gens. Ceux qui scrutent les alentours en espérant des moments intenses. Ceux qui attendent le soleil en soufflant dans des gerbilles, et les regardent s'envoler dans le ciel, les yeux embués de larme. Suce, petite gitane, suce. Nettoie tes coudes avec du miel. Nettoie les biens. Je t'en prie. Il le faut. J'ai vu Camel fumer une gitane. Toute cette fumée me rend autre. Je me disperse comme un perse, je te perce l'opercule, tu chantes une sérénade, Williams, et nous nous engloutissons les phalanges en espérant des jours meilleurs. Le monde vieillit. Préfère-lui le Figaro. Préfère-moi la tentation. Frappons très fort des Polonais sans autre forme de procès. Un procès retentissant, tu t'en souviens ? Tu t'enfuis ? Tu t'en fous ?

Cette grosse femme dans mon bureau aurait pu me porter préjudice mais...

 

Jardin, jardin, jardin... N'aie plus peur de mon jardin. Je suis l'homme des rayons de soleil. L'homme qui développe des maladies orphelines sans l'aide de médicament. L'homme qui a su trouver la parade au coup de pied circulaire de Laurent Voulzy. L'homme qui s'est fait femme. L'homme qui s'est fait ta soeur. L'homme qui mange des phoetus. L'homme qui fait tout. L'homme qui fait de l'effet aux fées. L'homme qui écrit de la poésie contemporaine sur une écorce de vie. La vie d'un enfant. Souillé, violé, endimanché par des cyclistes volages.

 

Petit enfant, ne tombe jamais amoureux de ton père. Il ne te le rendra pas. Coupe tes quinza doigts et bénis Dieu de t'en avoir donné onze. 11.

22.

48 douze.

 

L'an 2012 me fait rire. Toi, il te fait peur. Mais nous serons là pour surveiller tes arrières. Retourne-toi. Tes arrières ? Encore. Pluie ? Peut-être. Il semblerait que des fleurs en forme de pénis au savon poussent autour de moi. Les pigeons se pétrifient soudain. Tout devient bleu, tout devient pierre. J'ai peur Paco. J'ai peur, envolons-nous vers un niveau moins difficile. Le 18-a est bien trop volubile. Je n'aurais jamais pensé que les programmeurs rajouteraient des tirliguedin en plus des lumières blanches. Les lumières blanches sont difficiles à éviter. Et on ne peut les supprimer que si l'on possède l'orbe de mauvais goût.

Et j'ai perdu le goût, Denis. Le goût du dégoût, le goût des égouts. Egaux face à la mort, nous sommes des statues de plâtre qui s'ignorent. Nous attendons le pain comme une brioche le vermicelle. Et rien n'est plus beau que la pluie qui tombe sur tes genoux arrogants. A qui ? A Rogan !

 

Ah... Royan. Je me souviens de ces plages, de ces montagnes, de ces déserts chauds et froids. Comme un hiver printannier. Lorsque tu avais enlevé ton manteau en cannabis et que tu avais offert une montre à ma mère, sans savoir qu'elle était vierge. J'ai cru que Pédro, mon caniche ailé, ne tousserait plus jamais !

 

Il est temps Geneviève. Il est temps de disparaître. De remplir une loutre et de l'envoyer loin, pour pouvoir trouver un campement adjacent demain, au même endroit. Une loutre balise. Basique comme technique n'est-ce pas ?

 

Allez, faisons l'amour.

 

Ton amour de toujours,

 

Super Robespierre.